Je me regardais dans ce miroir qui reflétais cette triste réalité, d'être un être raté. Je cherchais ce que j'avais pu faire dans ma vie pour mériter ceci, en vain. Je me souvenus d'un de mes meilleurs souvenirs; ses yeux. Ces yeux si sombres, brillant de milles feux, d'une noirceur tellement profonde qu'elle envoutait tout sur son passage. Ces merveilles étaient encastrées dans un somptueux visage recouvert d'une peau douce comparable à de la soie, j'aurais tellement voulu la toucher, mais il était tellement méfiant qu'il partit comme un voleur à travers le mirifique bois qui s'étendait là, devant moi. J'allai à sa poursuite, il était devenu mon obsession. Plus rien ne comptait, mes jambes s'écorchaient branches après branches, mon pouls augmentait près à éclater dans ma poitrine, et pourtant je continuai. Les heures défilèrent, peut-être même des jours, j'avais perdu réellement les instincts humains. Mes yeux ne le voyait point, mais je le sentais. Je sentais son odeur si captivante et à la fois tellement troublante, je courrai en sa direction comme un fauve après sa proie jusqu'au moment, où, quelques mètres plus loin, il se tenait là, sa fierté en main, me dévisageant de toute part. La lueur des étoiles brillaient harmonieusement sur son pelage teinté de beige, ce n'était rien comparer à ses prunelles qui s'illuminait à mon égard, c'était le plus beau spectacle que la nature avait pu m'exhiber. Je n'oublierai jamais cette bête, déesse de la nature, qui a littéralement enchanté ma triste vie.